Le sauna, consommateur d'énergie ?

A priori un sauna est énergivore. Atteindre entre 70 et 100°C nécessite forcément beaucoup d’énergie. Toutefois il est possible de limiter les coûts dès la conception de la cabine. Plusieurs leviers permettent d’avoir un effet significatif sur la consommation :

  • La surface vitrée : Très à la mode, les faces vitrées sont esthétiques mais sont une véritable gabegie en terme de consommation. Ce n’est pas pour rien que le sauna traditionnel dans les temps anciens ne disposait que d’une petite fenêtre, généralement intégrée à la porte. Limiter les vitres permet de réduire la puissance du poêle. Inversement il faut compenser la perte de chaleur des vitres par un poêle plus puissant. 
  • L’isolation, capitale : un sauna bien isolé monte plus rapidement en température  et la déperdition en chaleur est réduite. L’isolation peut-être le bois lui-même dans le cas de sauna massif ou de type laine minérale dans les sauna lambris. Les madriers d’un sauna massifs doivent être d’une épaisseur de 40 mm au minimum. Pour un sauna de type ‘’sandwich’’ l’isolation de 40 à 50 mm est recommandée.
  • La hauteur : on n’y pense pas assez mais la hauteur du sauna doit être réduite au stricte minimum : de 2 à 2,20 m en fonction de la surface. Au delà on chauffe pour rien. Comme en plus l’air chaud moins dense se concentre dans la partie haute de la cabine, la montée en température est longue, pour rien.
  • Le faux ami : un sauna premier prix sera économique à l’achat mais à long terme son utilisation risque fort d’être énergivore. Pas de miracle, pour obtenir un prix bas, les fabricants jouent sur le levier de la qualité : faible épaisseur de bois, peu ou pas d’isolation, jonction entre les panneaux approximative et donc fuite d’air chaud, bois peu dense. Plus vite est fabriqué un sauna et moins il coûte en main d’œuvre. Pas de temps pour un travail soigné.