Le sauna économique
Un sauna électrique possède une puissance importante, généralement de plusieurs kilowatts. Cela peut donner l'impression qu'il s'agit nécessairement d'un équipement très coûteux à utiliser. Pourtant, la puissance indiquée sur le poêle ne correspond pas directement à la consommation électrique d'une séance.
Pour connaître le coût d'utilisation d'un sauna, il faut prendre en compte la puissance du poêle, la durée de chauffe, les cycles de régulation et le prix du kilowattheure.
Puissance et consommation : deux notions différentes
Un poêle sauna peut, par exemple, afficher une puissance nominale de 6 kW. Cela signifie qu'à pleine puissance, il peut consommer 6 kWh s'il fonctionne continuellement pendant une heure.
Mais une séance comporte généralement plusieurs phases.
Pendant la montée en température, les résistances fonctionnent fortement afin de chauffer la cabine et les pierres. Une fois la température demandée atteinte, la régulation met alternativement les résistances en fonctionnement et à l'arrêt pour maintenir la température.
Un poêle de 6 kW ne consomme donc pas nécessairement 6 kWh pour chaque heure pendant laquelle le sauna est utilisé.
Comment calculer le coût d'une séance ?
Le calcul de base est simple :
consommation en kWh × prix du kWh = coût de l'électricité
Si une séance a réellement consommé 5 kWh et que l'électricité est facturée 0,25 € par kWh, son coût énergétique est :
5 × 0,25 € = 1,25 €
L'exemple permet de comprendre le calcul mais ne constitue pas une consommation standard applicable à tous les saunas.
Pour connaître précisément la consommation d'une installation, la mesure réelle de l'énergie utilisée reste plus fiable qu'une estimation basée uniquement sur la puissance nominale du poêle.
Qu'est-ce qui fait varier la consommation d'un sauna ?
Le premier facteur est naturellement le volume de la cabine. Plus le volume à chauffer est important, plus les besoins thermiques augmentent.
L'isolation joue également un rôle essentiel. Un sauna avec isolant correctement conçu limite davantage les déperditions qu'une construction présentant d'importants ponts thermiques ou des parois insuffisamment adaptées.
Les surfaces vitrées augmentent également les besoins de chauffage. Elles doivent être prises en compte lors du dimensionnement du poêle.
La température de la pièce dans laquelle se trouve le sauna, la température souhaitée, le renouvellement de l'air, la fréquence d'ouverture de la porte et la durée de la séance influencent également la consommation.
Un poêle plus puissant consomme-t-il forcément davantage ?
Pas nécessairement.
Choisir un poêle sous-dimensionné dans l'espoir d'économiser de l'électricité n'est pas une bonne solution. Il risque de fonctionner longtemps à pleine puissance sans parvenir à chauffer correctement la cabine.
À l'inverse, il n'est pas utile de surdimensionner exagérément l'installation.
Pour un sauna intérieur correctement isolé, une base d'environ 0,8 kW par m³ constitue une première indication. Les surfaces vitrées ou non isolées doivent ensuite être prises en compte.
Le choix définitif doit surtout respecter la plage de volumes de sauna recommandée par le fabricant du poêle.
L'isolation permet de maîtriser la consommation
Une bonne isolation ne sert pas uniquement à accélérer la montée en température. Elle permet surtout de limiter les pertes thermiques pendant toute la durée d'utilisation.
La conception de la cabine, l'étanchéité de la porte et la qualité de sa fermeture ont également leur importance.
La ventilation ne doit cependant pas être réduite dans le seul but d'économiser de l'énergie. Elle est indispensable au bon fonctionnement du sauna, au confort des utilisateurs et au séchage de la cabine après utilisation.
Sauna traditionnel et sauna infrarouge
Une cabine infrarouge possède généralement une puissance installée inférieure à celle d'un sauna traditionnel comparable et fonctionne à une température ambiante plus basse.
Il serait néanmoins incorrect d'en déduire une économie identique dans toutes les situations.
La consommation dépend de la puissance installée, mais également de la durée de fonctionnement et des conditions d'utilisation. Une comparaison pertinente doit donc porter sur la consommation réelle d'une séance, et non uniquement sur la puissance inscrite sur l'appareil.
Comment réduire le coût d'utilisation ?
La première économie consiste à choisir une cabine correspondant réellement aux besoins. Chauffer régulièrement un sauna beaucoup plus grand que nécessaire entraîne logiquement des besoins énergétiques supérieurs.
Une température raisonnable, un temps de préchauffage adapté et l'arrêt du sauna lorsqu'il n'est plus utilisé permettent également d'éviter les consommations inutiles.
Lorsque le contrat d'électricité comporte des plages tarifaires différentes, programmer certaines séances pendant les périodes où le kilowattheure est moins cher peut réduire le coût financier. Cela diminue le prix de la séance, mais pas la quantité d'énergie consommée.
Un coût facilement calculable
Le sauna électrique présente finalement l'avantage d'avoir une consommation mesurable. Plutôt que de le considérer systématiquement comme économique ou énergivore, il est préférable d'évaluer chaque installation en fonction de sa conception et de son utilisation.
Volume de la cabine, isolation, surfaces vitrées, puissance du poêle, température, durée des séances et prix de l'électricité déterminent ensemble le coût réel.
Un sauna correctement dimensionné et utilisé de manière raisonnée permet ainsi de maîtriser son coût d'utilisation, sans recourir à des promesses de consommation qui ne pourraient pas être valables pour toutes les installations.